« Marseille/fromage » sont des mots qui ne vont pas bien ensemble.

A priori. Cliché. Il faut bien le reconnaître, le fromage n’est pas un ingrédient phare du garde-manger provençal. Mise à part la Brousse du Rove, à qui nous vouons un culte proche du fétichisme, il est rare de trouver quelques incursions lactées dans la cuisine du midi.

Tout juste Jean-Baptiste Reboul tolérait l’emploi de lait et de gruyère râpé pour que les béchamels du début du siècle enrobent les garnitures de légumes (aubergines ou cardons..), recettes traditionnelles dans une cuisine française d’accompagnement de viande, poisson ou gibier. A cette époque, les desserts provençaux « cuisinés » n’avaient que peu de spécificités et gardaient les codes de la pâtisserie française.

Pendant ce temps, les régions productrices préservaient leurs traditions de cuisine au fromage, (aligots à l’Ouest, fondues à l’Est), mais sans prétendre à s’installer durablement en dehors de leur territoire. Mais ici, le fromage de chèvre se mange sur un bout de pain, et on ne le fait pas fondre dans une recette cuisinée. Si quelques irréductibles ont même entièrement banni beurre et crème en ayant fait serment d’allégeance exclusive à l’huile d’olive,  ce ne sont pas les quelques tentatives du jurassien Emmanuel Perrodin à les convertir aux spécialités de son pays qui ont permis un retournement de veste. A l’apéro oui, dans la cuisine non.

La cuisine au Comté à Marseille, c’était pas gagné !

Par contre, côté « vivier de chefs », on est bon. Et quand Anne Etorre (Agence Ebullition), est venue voir l’an dernier sur place « si Marseille avait le potentiel gastronomique pour accueillir la semaine Table du Comté », ça n’a pas fait un pli. Elle avait déjà dans son calepin quelques incontournables, il ne nous aura fallu que 48 heures, quelques tables (et quelques verres), pour l’achever. Pour achever de la convaincre.

Après Lyon, Strasbourg et Nantes, c’est donc la Phocéenne qui accueille du 7 au 11 octobre 14 chefs en 9 services dans un restaurant éphémère installé pour l’occasion dans le quartier de Castellane. (Voir programme détaillé) Et ceux-là, seuls ou en duos décoiffants, se sont amusés à marier leurs produits avec un affiné de 24 mois.

Nul besoin de se précipiter, les places (gratuites) pour déguster ont été offertes au public s’étant inscrit à l’avance sur le site.C’est archi complet. Tout est parti. Reste plus rien. Niet. Nada.

MAIS, il reste 2 options possibles : (que des bonnes nouvelles)

1/Venir assister à la fabrication d’une meule de Comté samedi 8 octobre de 14h à 18h00 sur le Quai du Port, devant l’Hôtel de Ville, il y aura des animations pour les enfants. Et on en parle en direct sur France Bleu Provence samedi matin avec Lionel Lévy, Romuald Fassenet et le fromager Lionel Guerin.

2/Participer au petit jeu ci-dessous pour gagner « Les 2 places de la dernière chance » (pour le dernier déjeuner de la série, mardi 11 midi)

C’est clair pour tout le monde ?

Alors c’est parti !

Pour gagner « Les 2 places de la dernière chance » (pour le dernier service : déjeuner du mardi 11 octobre, menu de Frédéric Charlet (Le Bistro du Cours), répondez à la question suivante :

Comment s’appelle l’agence d’événementiel culinaire qui organise La Table du Comté ?

a/ Hypertension

b/ Illumination

c/ Excitation

d/Ebullition

e/Thermopropulsion

f/ Malnutrition (attention piège…)

 (Si jamais il y avait des ex-aequo à cette question difficile, nous procéderions à un tirage au sort parmi les bonnes réponses, réalisé par un enfant innocent de moins de 9 ans. A la ploum. Nous ne sommes pas bien compliqués : pour participer, vous pouvez commenter sur le blog Ganache ou sur FB, tout me va.)

Anne Garabedian

 

Programme La Table du Comté

Comté2